Le Dieu de l’Ancien Testament

Dieu père-et-mère à la fois ? Approfondissons un peu l’idée et non la croyance. Car, il appartient à chacun de croire ou non. En fait, à titre réductif, le « Dieu » que nous connaissons à travers la littérature biblique est le Le Dieu de l’Ancien Testament. Un dieu loin d’être père-et-mère. Le « Dieu d’Israël » est un dieu redoutable. Un dieu exigeant des sacrifices.

Le Dieu d’Israël, intervient directement dans les conflits. Il prend part aux guerres. Il se veut être unique et ne tolère aucun autre dieu ! C’est ainsi que l’on découvre « Dieu » dans l’Ancien Testament et la Bible.

Mais du début, avec Abram, ce Dieu d’origine dit « Dieu des armées », en référence, sans doute, à la conquête du pays de Canaan, la terre promise, et aussi puissant soit-il, à travers la littérature, les institutions, et les religions, est avant tout, un « dieu » créé par des hommes.

En effet, Dieu n’est pas arrivé comme ça ! Le Dieu d’Israël a été créé par des hommes lettrés, et pas n’importe lesquels. Ces hommes étaient parmi l’élite dirigeante du peuple élu, comprenant des docteurs de la loi, des scribes, des Grands Prêtres Hébraïques, etc. Ceux sont ces hommes qui ont donné naissance au Judaïsme, de retour d’exil de Babylone. De plus, cette élite dirigeante pu très bien s’être imprégnée et inspirée du mode de vie, durant sa captivité ?

Le dieu Mardouk

A cette époque le dieu Mardouk était vénéré comme le dieu unique dans son temple surélevé au-dessus d’une zigourate. Le retour d’exil de Babylone est authentifié par l’histoire, en 539, avant l’ère chrétienne. Nous y viendrons. D’autant qu’il y a, à dire. Par exemple, les exilés n’étaient pas maltraités, durant leur captivité. Au contraire, Jérémie, les exhortent à se marier, à se multiplier, à bâtir des maisons, etc.

Maintenant, que le « Dieu d’Israël », dieu supposé avoir été inventé par les hommes, ait pu répondre directement ou indirectement à des appels et à des souhaits et à des prières, est tout à fait possible. De même, qu’il est tout à fait envisageable, que ce dieu inventé, ait pu participer d’un déterminisme inhérent au devenir de tout le Proche-et-Moyen-Orient, ainsi qu’aux devenirs des trois religions monothéistes.

Présentement dans ce blog, nous recherchons le chemin qui mène à ce « Dieu d’origine ». Pour ce faire, il faut dépasser les limites, les dogmes, les lois. Et pour une bonne raison. Ce Dieu d’origine est non-limitatif aux religions. Qui plus est, on a aucune idée de « Dieu ».

On peut néanmoins considérer Dieu comme un Haut-Médiateur, sur un plan spirituel et divin. Mais pour recevoir ou prétendre à recevoir de Lui, « Sa Parole », on pourrait avoir besoin d’un intermédiaire. Or, le Verbe s’est fait Chair, en la personne physique de Jésus, ouvrant une nouvelle voie. Mais, c’est une autre histoire.

Dieu masculin-et-féminin

Heureusement, plus tard, le Verbe s’est fait chair, éclairant le devenir terrestre et céleste. Or, en des temps lointains, Dieu indéfinissable et de Toute-Éternité, non unique puisque l’idée n’avait pas encore été pensé, était pressenti dans l’esprit des anciens. Mais les anciens n’auraient jamais pu imaginer leur dieu célibataire. C’est pourquoi, jadis, on représentait Dieu avec une Déesse.

En effet, dans l’esprit des anciens, sensibles et réceptifs aux forces de la nature et aux courants célestes et cosmiques, leur dieu aux polarités masculines et féminines, « Yin et Yang », ne pouvait être représenté sinon « Père-et-Mère » à la fois. Comme nous l’esquisserons, par la suite, l’aspect féminin n’a jamais été admis par les Pères de l’Église, la preuve. Ils se sont accordés à merveille avec le monothéisme fondamentaliste hébraïque.

Les Pères voulaient avant tout un Dieu masculin. C’est la raison pour laquelle l’Église a rejetée d’emblée le féminin, qui était pourtant omniprésent et abondamment représenté à travers les nombreux documents qu’elle possédait. De même, l’Église a occulté la couleur de la peau. On a voulu faire croire – une couleuvre de + – que bon nombre des personnages de la Bible, Jésus compris, étaient des blancs. Or, ce n’est pas tout à fait exact. Pour la plupart, ils étaient noirs de peau. Et Jésus devait être sûrement très basané. Pour ne pas dire noir ! Par égard aux croyants de peu de foi !

Asherah la compagne de Yahweh !

Ce que l’on tait.

Yahvé dieu national et sa Compagne

Ouvrons à présent une courte parenthèse avec « Thomas Römer » au sujet du monothéisme : « Le Yahvé, à l’époque des deux Royaumes, était un dieu national accompagné d’une déesse. Josias va en faire un dieu « un » pas encore unique. C’est à dire, un dieu qu’il faut vénérer, mais sans que l’on dise que les autres dieux n’existent pas. C’est seulement après l’Exil, en réfléchissant sur l’intervention de Yahvé par rapport à son peuple et à l’ensemble des autres nations qu’on va aussi affirmer que Yahvé, c’est aussi le seul dieu. Yahvé devient le dieu unique ». De fait, ajoute Thomas Römer : « A partir de là, à ce moment-là, ce dieu unique, peut-il porter un nom ? On porte un nom pour se distinguer des autres ? Ainsi, le judaïsme va réfléchir et arriver au fait, qu’il ne faut plus prononcer ce Nom ».

Le monothéisme totalise trois religions, à savoir, le Judaïsme, le Christianisme, l’Islam. Ces trois religions reconnaissent et croient en un seul Dieu Créateur de toutes choses. Dans ce cas, que deviennent les autres peuples ? Or, même aux antipodes de la pensée monothéiste, chaque peuple, chaque individu est compris dans la création. Chaque créature, à l’inverse de la naissance, passe inexorablement par la mort. On est peu de chose. Alors, de là, à dire, Dieu existe, Dieu n’existe pas, Dieu et ceci, Dieu est cela, n’est pas forcément de notre ressort. On n’a déjà pas la moindre idée sur ce qui dépasse l’Homme ? Certes, il y a deux mille ans, grâce à « l’Esprit de Dieu », le Verbe s’est fait chair.

Mais avant cela, on a voulu faire croire que la création du ciel et de la terre et de toutes choses était l’œuvre de Dieu. Un dieu unique et masculin dont la parole aurait été révélée à Abram d’après la Bible hébraïque. – Dieu aurait-Il révélé à Israël, les mystères de la création ? Loin de nous, l’idée de contester la Bible hébraïque. Mais, quel rapport y a-t-il, avec le christianisme ? Certes, les gardiens de la Torah sauraient quoi argumenter. Mais pour dire quoi ? Pour dire, les origines de l’Occident à travers les récits bibliques sont avant tout juives ? C’est une évidence. La Torah aurait inspiré le christianisme ? Cérémoniellement et rituellement, c’est fort probable. Cependant, le rituel de l’Eucharistie laissé par Jésus, né juif pourtant, crée une séparation et son nouvel enseignement crée également une grande différence. Et c’est peu dire.

Prenons l’exemple des offrandes sacrificielles d’animaux selon la loi juive. Nous ne pouvons pas en juger ? Certes. Mais d’un point de vue christique ? Pourrions-nous penser un seul instant que le Père dans les cieux ait eu besoin de ce genre d’offrandes ?

Voyons d’un peu plus près le rituel pratiqué chez les juifs appelé :

 Yom Kippour

En attendant la suite vous pouvez visiter :

Le Christianisme prend ses racines dans le Judaïsme ?

Merci.

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