La première vision du monde se rapporte à Dieu

Dieu le Créateur du Ciel et de la Terre et de toutes choses. C’est le « Fixisme ». On doit cette théorie à Georges Cuvier, (1769-1832), fondateur de l’anatomie comparée et de la paléontologie. Georges Cuvier s’est rendu célèbre au début du XIXe siècle. Son chef-d’œuvre de zoologiste a transformé nos connaissances de la nature et révélé les différentes périodes qui ont subi une extinction. Georges Cuvier était totalement opposé au principe d’évolution des espèces. Plus tard, dans les années 1980, la théorie de Georges Cuvier, a été reprise par le créationnisme.

La seconde vision du monde, on la doit, semble-t-il, à Jean-Baptiste Lamarck, (1744-1829), c’est le « Lamarckisme ». À compter d’observations personnelles sur les changements graduels concernant une espèce en particulier, Jean-Baptiste Lamarck en a conclu que les êtres humains s’adaptent à leur environnement malgré divers changements climatiques. Cette adaptation naturelle et progressive provoquerait des modifications sur les organes et les fonctions du corps, prémunissant l’individu d’une résistance nécessaire pour vivre dans des régions hostiles.

Selon Jean-Baptiste Lamarck ces transformations progressives se transmettraient à la descendance et aux générations suivantes. L’exemple type de Jean-Baptiste Lamarck met en évidence l’étirement graduel du cou de la girafe.

Le Darwinisme

La troisième vision du monde repose sur le darwinisme avec son évolution naturelle. Charles Darwin, (1809-1882), est un naturaliste anglais, auteur du célèbre ouvrage : « De l’origine des espèces », paru en 1859. Cet ouvrage est fondé sur deux processus, l’un appelé : La sélection naturelle et l’autre : La divergence.

Par ailleurs, sans ne plus parler de visions du monde au sens concret, puisqu’il s’agit d’idéologies et de concepts ou encore des vues de l’esprit, supposant une connaissance. Il existe néanmoins des doctrines religieuses et philosophiques, mais en définitif, elles n’expliquent rien. Prenons le panthéisme : tout est Dieu. Le dualisme : lutte permanente entre le bien et le mal. Le manichéisme ou la déchéance du monde matériel considéré comme mauvais. Le déisme, le matérialisme, etc…

Revenons un court instant à Darwin avec cette belle citation : « Jamais je n’ai nié l’existence de Dieu. Je crois la théorie de l’évolution parfaitement conciliable avec la foi en Dieu. Il est impossible de concevoir et de prouver que le splendide et infiniment merveilleux univers, de même que l’homme, soit le résultat du hasard ; et cette impossibilité me semble la meilleure preuve de l’existence de Dieu. »

Pour Darwin, en allant à l’essentiel, l’être humain ne relève pas d’une origine divine* mais d’une cellule, qui contenue dans les premiers océans de la terre subie successives transformations jusqu’à l’aboutissement des premiers mammifères, dont l’être humain, il y a environ six millions d’années. De récentes découvertes estiment plus antérieures l’apparition d’hominidés.

Sans doute, Darwin avait-il raison, en ce qui concerne la partie biologique et physique de l’être humain.
L’Église n’a pas approuvée les découvertes de Darwin et pour elle, la vie sur terre relève uniquement de la création de Dieu et non d’une cellule. Cette création mentionnée dans la Genèse aurait débuté, il y a environ 6000 ans ?

Dans ce cas quelle est la position de l’Église au regard des civilisation antérieures ? Par exemple Lascaux : il y a 17000 ans ?

L’Eglise, sans doute fit-elle la part des choses, en différenciant deux courants de civilisations : La race pré-adamique. Et la race Adamique, comme nous la connaissons dans Genèse ?

La Genèse littéralement parlant

La Genèse pris au sens littéral ne risque pas de révéler le « Vrai » dans la Création de « Dieu ». Alors, faute de ne rien comprendre, on alimente de vaines discussions qui en définitif n’apportent rien.

À titre d’exemple : Luc Ferry, Essayiste français, ancien professeur de philosophie et ancien ministre de la jeunesse, était l’un des invités, avec Pascal Lepicq, Etienne Klein, parmi d’autres scientifiques, de « Sciences et Avenir » pour le colloque « Dieu et la science », tenu en avril 2015, au collège des Bernardins, à Paris. Durant son pitch exposant dans les grandes lignes, les points clés de la religion, ainsi que le conflit opposant la Science et l’Église catholique, Luc Ferry, aborde la Genèse et pour dire quoi ?

Pour rapporter, une version – un peu arrangée – d’un texte du début du troisième siècles d’Origène : « Quel est l’homme de sens qui croira jamais que le premier, le second et le troisième jour, le soir et le matin, purent avoir lieu sans le soleil, sans la lune et sans les étoiles et que le jour qui est nommé en Premier ait pu se produire lorsque le Ciel n’était pas encore ? Qui serait assez stupide, pour s’imaginer que Dieu a planté à la manière d’un agriculteur un jardin à Éden dans un certain pays de l’Orient et qu’Il a placé là un arbre de Vie tombant sous le sens tel que celui qui en goûterait avec les dents du corps recevrait la Vie. »

– Pour ce qui suit, sans ne rien omettre, on rapporte la conclusion de Luc Ferry. Les espaces ne relèvent pas d’une erreur de notre part, mais de l’hésitation de l’ancien ministre de la jeunesse, qui – osons le dire – bafouille bougrement, tant il s’empresse de finir.

« À quoi bon en dire davantage lorsque chacun peut facilement relever une multitude de choses semblables dans l’Écriture … que l’Écriture raconte -pardon- comme si elles avaient … comme si elles étaient arrivées et qui allaient prendre textuellement n’ont guère eu la moindre réalité… Donc, interprétation de la Genèse non pas littérale mais symbolique évidemment ! ».

Luc Ferry, est sans doute un brillant (ex) professeur de philosophie et un politicien aguerri, quand il s’agit de s’exprimer publiquement. Mais modestie oblige, on ne peut pas tout maîtriser, sans risque parfois de passer pour un « … ».

Ainsi, on soulève de grandes questions. On paraphrase talentueusement sur des sujets dont on a aucune compréhension. Puis, exacerbé d’avoir autant bafouillé, on referme le livre, tant l’histoire de la Création soûle !

Alors, la Genèse silencieuse garde ses secrets demeurant hermétique comme le Sphinx énigmatique regarde au loin sans que l’on sache où, un point dont on ignore tout.

C’est bien ?

Eh bien, c’est le genre qui n’apporte rien !

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La Genèse d’Origène d’Alexandrie